Pourquoi COBORD se concentre-t-il spécifiquement sur les pays de la CEI et le Sud Global ?
Nous accordons la priorité aux régions dont les mouvements pour les droits des animaux sont en développement, car les militants de ces zones sont le plus souvent confrontés à un isolement géographique et culturel soutenu par de graves problèmes politiques, sociaux et économiques. Notre objectif est de surmonter ces frontières et de créer un réseau de soutien véritablement mondial, en favorisant l'engagement en Asie, en Afrique, en Amérique latine et dans la CEI.
Quelles difficultés spécifiques les militants rencontrent-ils dans ces pays ?
Travailler dans ces régions présente des défis uniques :
Environnements hostiles : Les militants sont souvent contraints d'opérer dans des conditions sociales et politiques défavorables.
Déficit de ressources : Les groupes locaux ont fréquemment un accès extrêmement limité aux financements, aux informations d'experts et aux outils de plaidoyer.
Isolement : Les militants et groupes indépendants ont besoin d'un réseau de soutien international pour multiplier l'impact de leur travail.
Quels défis spécifiques vos programmes aident-ils à relever ?
Nous nous concentrons sur le soutien à ceux qui travaillent dans des conditions socio-politiques complexes, notamment :
Pour les groupes locaux : Surmonter la pénurie de ressources et le manque d'infrastructures nécessaires.
Pour les personnes relocalisées : Faciliter l'adaptation et l'intégration dans un nouvel environnement afin que les militants puissent poursuivre efficacement leur travail à l'étranger.
Pour les militants indépendants : Offrir un accès à l'expertise internationale pour renforcer l'efficacité de leurs efforts.
Qu'est-ce qui rend votre soutien aux personnes relocalisées unique ?
Nous sommes plus qu'une simple « communauté d'intérêt ». Nous aidons les militants relocalisés à s'adapter et à s'intégrer dans leur nouvel environnement en leur fournissant un réseau d'experts et les ressources nécessaires pour poursuivre leur mission à l'étranger.
Pourquoi pensez-vous que l'aide dans ces régions est efficace ?
Notre engagement envers l'Altruisme Efficace dicte le choix des directions ayant le plus fort potentiel d'impact. Les régions du Sud Global et de la CEI offrent les facteurs suivants :
Échelle du problème : Ces régions abritent un nombre immense d'animaux d'élevage, qui sont les êtres sensibles les plus massivement opprimés de la planète.
Potentiel de croissance : Même de petits investissements et le transfert d'expertise peuvent mener à des changements systémiques significatifs là où le mouvement vient de naître ou évolue aux premiers stades de la vie.
Influence mondiale : Nous pensons que la promotion du véganisme et des droits des animaux doit avoir lieu au niveau mondial, plutôt que d'être restreinte aux régions développées du monde.
Quel rôle joue l'association française ?
Notre statut juridique d'association en France permet à COBORD de servir de plateforme internationale fiable pour l'échange de connaissances expertes, d'expériences et de ressources. Nous agissons comme un pont entre les experts internationaux de pays ayant des cultures avancées en matière de droits des animaux et les militants des régions où le mouvement prend encore de l'ampleur.
Qui est à l'origine de la création de COBORD ?
L'association a été fondée par des leaders expérimentés du mouvement : Yuri Koretskikh, qui a dirigé pendant plus de 10 ans la plus grande organisation de défense des animaux en Russie, l'Alliance pour les Animaux, et Oleg Ozerov, vice-président de Vegan Georgia. Leur expérience personnelle, incluant l'émigration forcée et le travail international, permet à COBORD de comprendre profondément les besoins des militants dans des environnements difficiles.